L’ANPN à la recherche des guêpes Samouraï !

Saviez-vous que la guêpe Samouraï est un prédateur de la punaise diabolique, qui est elle-même un ravageur des noisetiers, pommiers, et arbres à kiwis ? L’ANPN recherche donc activement des guêpes Samouraï ou plutôt des oeufs de punaise diaboliques qui contiennent encore des guêpes Samouraï ! L’ANPN propose à tous les citoyens de participer à cette recherche.

Mais qui est l’ANPN ? Il s’agit de l’Association nationale des producteurs de noisettes, c’est une station d’expérimentation qui travaille sur la noisette et la noix. L’ANPN est basée dans le Lot-et-Garonne dans le Sud-Ouest de la France.

Des dégâts sur plus de 300 espèces

Mais revenons à nos punaises diaboliques et à nos guêpes Samouraï.

Source : ANPN

Comme l’explique l’ANPN, la punaise diabolique fait des dégâts sur plus de 300 espèces de plantes. En ville, elle ravage les plantes d’ornement, dans les campagnes, ce sont les cultures qui sont menacées et notamment les noisetiers, pommiers et actinidias (kiwis).

Les ooplaques de la punaise diabolique se trouvent sous les grandes feuilles comme celles du noisetier, paulownia, catalpa, chêne, érable, laurier cerise… mais aussi sur les feuilles plus petites d’ailante ou de sumac.

La Samouraï parasite la punaise

La guêpe Samouraï (Trissolcus japonicus) parasite les œufs de la punaise diabolique. Les femelles de cette petite guêpe noire pondent dans les œufs de la punaise diabolique et se développent donc au détriment de celle-ci.

Si vous trouvez une ooplaque d’œufs de punaises, vérifier qu’il y a encore des guêpes samouraï à l’intérieur :

  • si les œufs sont blancs, c’est que la lumière passe à travers et donc qu’ils sont vides. Parfois, les larves (jeunes stades des punaises) sont encore à côté. Les premiers stades sont grégaires et restent à coté des œufs pendant plusieurs jours.

Cherchez les amas d’œufs noirs

  • si les œufs sont colorés (verts, rouges ou marrons en fonction de l’espèce), c’est qu’ils n’ont pas été parasités
  • si les œufs sont noirs, il pourrait y avoir des guêpes samouraï => Découpez la feuille autour de l’ooplaque et glissez-la dans une enveloppe.

Photo : R. Hamidi/ANPN

L’ooplaque est résistante, mais il vaut mieux rembourrer avec du papier essuie-tout ou du coton.

Ajoutez à votre échantillon les informations suivantes :
– nom, prénom ;
– coordonnées du collecteur ;
– le lieu ;
– et si possible l’espèce de la plante sur laquelle vous avez trouvé l’ooplaque.
Envoyez le tout à « ANPN, lieu dit Louberie, 47290, Cancon ».

Pour en savoir plus, lire l’article complet de l’ANPN.